Rassemblement citoyen devant la mairie ce lundi 19 octobre

Rassemblement ce midi devant la mairie en présence d'élus, agents communaux et citoyens suite à l'appel relayé par l'Association des Maires de France (AMF) ????????
 
???? Déclaration du maire de Saint-Germain-Laprade
 
"Les violences sans limite qui se sont déchaînées le 17 octobre, à Limoges avec l’incendie de la mairie, à Marseille, à Paris, à Bordeaux, à Lyon, à Grenoble, à Lille, à Nantes, à Calais, à Avignon, et dans tant d’autres communes, ne sont pas des débordements de fin de manifestations. Ces actes très graves ont été prémédités et leurs auteurs, qu’ils soient des « ultras » politisés ou non, ou des casseurs venus s’en prendre aux commerces, sont dangereux, inacceptables et intolérables.
 
Maires, conseillères et conseillers municipaux, agents du service public, nous nous engageons tous les jours, dans la paix et l’unité, pour faire le Vivre Ensemble dans nos communes. Nous sommes aujourd’hui écœurés et révoltés.
Nous exprimons notre reconnaissance aux services de secours et aux forces de l’ordre, appelés « Gardiens de la Paix » il n’y a pas si longtemps. Nous exprimons également toute notre compassion à celles et ceux qui ont été les victimes collatérales de ces scènes de chaos au sein des manifestations.
 
Nous disons aussi toute notre solidarité aux commerçants et aux habitants, face aux actes de vandalisme ignobles et aux pillages de leurs biens. Nous les soutenons dans ces heures difficiles pour la reprise de leur activité.
Nous disons toute notre solidarité à tous les maires et élus locaux qui ont dû faire face en première ligne à ces faits, ainsi qu'à tous les agents communaux qui se sont mobilisés dès la nuit de samedi à dimanche pour réparer les dégâts. Incendier une mairie, agresser ses agents, les menacer de mort comme à Limoges, sont des actes qui vont bien au-delà du symbole. C’est une attaque organisée contre ce que nous avons en commun de plus précieux : la paix civile et nos libertés publiques fondamentales, dont celle de manifester. 
 
Les violences du 17 octobre ont porté une atteinte grave à la liberté d’expression et à celle de manifester, que les manifestants ont souhaité exercer, eux, en respectant l’ordre public, les personnes et les biens. Ces violences éclipsent les messages que les manifestants ont souhaité porter. 
 
La condamnation absolue de ces actes, bien qu’indispensable, est loin de suffire à la paix civile.
 
➡️ Chacun doit prendre ses responsabilités. 
 
La responsabilité de l’exécutif (Président de la République et son Gouvernement) est de garantir le retour à l’ordre public. Les événements du 17 octobre ont marqué l’échec de la doctrine d’emploi des forces de l’ordre et montré l'insuffisance criante de leurs moyens d’intervention. Il faut changer la doctrine d’intervention et leur donner réellement les moyens d’agir sur le terrain. Il est aussi indispensable que le travail des services de renseignement soit pleinement exploité, afin de prévenir les infiltrations de cortèges par des individus dangereux, et de procéder aux interpellations en amont de la manifestation. Le Premier ministre doit répondre aux demandes de rencontre qui lui ont été exprimées par les maires. C’est au plus près de la population, que les équipes municipales sont confrontées aux difficultés de leurs concitoyennes et concitoyens, il est donc indispensable de reconnaître et de donner les moyens aux collectivités locales et aux services publics en général plutôt que de les réduire drastiquement. 
 
La responsabilité de l’autorité judiciaire est de sanctionner les auteurs à la mesure de la gravité de leurs actes.
 
La responsabilité de toutes les forces politiques, sociales et syndicales est de condamner sans réserve ces agissements et de tout mettre en œuvre dans les prochaines semaines pour participer au nécessaire apaisement dont le pays a besoin. Il est essentiel que la violence ne vienne plus empêcher l’expression d’aspirations sociales dans un pays en tension. 
 
La responsabilité des habitants et de ceux qu’ils ont élus est de se lever contre ces actes qui nous menacent tous et de dire « stop ». Et c’est le sens de notre présence ici, en personne ou par la pensée. Nous devons mobiliser la force civique de notre pays qui a le pouvoir des urnes, et qui est bien plus puissante que ceux qui sèment le chaos. Les maires et leurs équipes municipales y contribueront autant qu’il leur sera possible. 
 
Vive la République"
 
Saint-Germain-Laprade, le 19 octobre 2026


 

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